1. Tomber ou sembler tomber du ciel comme la pluie, en parlant d'autres choses que la pluie.
Les Boches préparaient un « sale » coup, et Luc, de quart au périscope, avait donné l'alerte à sa tranchée. Presque aussitôt le bacchanal se déchaîne : les obus pleuvent, les parapets sautent.
(Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, p.155)
Non, non, vos fautes apportent avec elles leur châtiment immédiat, c'est sur votre dos que pleuvront les coups, c'est vous-mêmes qui serez punis.
(La révolution et les révolutionnaires de Février, dans La Revue des Deux Mondes, T.7; 1850, p.539)
J'examinai alors attentivement ces taches, j'étudiai leur développement, et je reconnus... qu'il pleuvait du sang !... Oui ! il pleuvait du sang !... Je levai la tête et [?] je vis se balancer les silhouettes mutilées de plusieurs pendus ; [?]; et c'était du cou de ces dernières victimes pendues par les pieds que tombait cette pluie de sang !
(Félix Maynard, De Delhi a Cawnpore, journal d'une dame anglaise, 1858, p.97)
On en a conclu qu'il pleuvait des crapauds, ce qui est une impossibilité, attendu que, d'après les lois invariables de la nature, ces animaux, à cause de leur forme et de leur poids, ne peuvent se trouver dans l'air.
(J. Lingay, Erreurs et préjugés, 1853, p.57)
Ce vacarme académique, qui dura tout le mois d'août 1836, était pour le moins aussi amusant que celui des étoiles filantes qui s'abattaient tous les huit jours sur le Pont-Royal, et que celui des crapauds qui pleuvaient tous les huit jours à l'Académie.
(François-Vincent Raspail, Nouveau système de chimie organique, 1838, p.598)
3. Tomber en abondance ou en grande quantité, par analogie à la pluie.
En 1945, elle avait sept ans. Un matin, les bombes avaient commencé à pleuvoir. A Kobé, ce n'était pas la première fois qu'on les entendait, loin s'en fallait.