1. Attacher une corde autour d'un filet pour le rendre plus fort.
Border un filet.
2. (Marine) Tendre une voile ou la ramener contre la coque.
Border une voile. ? Border les écoutes.
3. (Pronominal) Se garnir de.
4. (Marine) (Vieilli) côtoyer, naviguer le long des côtes ou d'un autre navire.
La flotte ne fit que border les côtes. - Border un vaisseau ennemi.
5. S'étend, régner le long de certaines choses et y servir comme de bord.
Bien qu'il connût la route, il s'avançait avec précaution, dans cette avenue que bordaient d'énormes arbres dont les cimes se perdaient dans l'ombre. (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
L'hiver était rude. Sur les routes que le court dégel de midi amollissait vaguement, la boue se ridait, se hérissait en lilliputiennes murailles et les sillons durcis qui bordaient les ornières ne s'affaissaient point. (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
6. Garnir sur le bord d'un ruban, d'un galon, d'un morceau d'étoffe, de toile, etc.
Border un manteau, le border d'hermine. ? Border des rideaux.
7. (Militaire) Ranger des troupes en longue ligne sur un des côtés ou de chaque côté d'une rue, d'un chemin où doit passer un personnage important, un cortège, etc.
8. (Agriculture) Planter une bordure ou la mettre en valeur.
Border une allée, une plate-bande, etc.
9. (Marine) Revêtir la membrure de bordages.
? Mac Nap venait d'achever la carcasse de l'embarcation, qui était bordée et membrée. (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
Dans les grands bâtimens on nomme gaillard, les deux portions du troisième pont qui ne sont bordées (planchées) que de l'arrière, depuis le couronnement jusqu'au grand mât, ce qui forme le gaillard d'arrière; [?]. (Jean-Baptiste-Philibert Willaumez, Dictionnaire de marine, 3e éd., 1831, p.302)
10. Engager le bout des draps et de la couverture entre le bas du lit et le matelas.
On n'apercevait pas Lulu : elle avait le visage couvert d'un drap et la forme de son corps disparaissait sous un amas de couvertures étroitement bordées. (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, p. 170)
11. (Par extension) Se dit aussi pour la personne qui est dans le lit.
Elle se leva enfin, borda gentiment Elhamy qui, calme et alangui, restait allongé, la tête appuyée sur son coude, un sourire satisfait au coin des lèvres. (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans ''Trois contes de l'Amour et de la Mort'', 1940)
12. Sur un voilier, border signifie ramener une voile plus près du bordé, la coque du bateau cela consiste également à aplatir une voile en fin de manoeuvre. On utilise une manoeuvre courante (un cordage, comme une écoute).
13. Orner le bord d'un objet avec un ruban, galon ou autre matériel.
Border un manteau, le border d'hermine.
14. Insérer l'extrémité des draps et couvertures entre le bas du lit et le matelas.
On n'apercevait pas Lulu : elle avait le visage couvert d'un drap et la forme de son corps disparaissait sous un amas de couvertures étroitement bordées. - Francis Carco, Brumes
15. (Par extension) Préparer quelqu'un au repos en ajustant soigneusement les draps autour de lui dans son lit.
Il eut l'extraordinaire force de s'en aller, de lui mettre des baisers sur les yeux, comme à une enfant, en la bordant dans ses couvertures et en lui recommandant d'être bien raisonnable, de bien dormir. - Émile Zola, Le Docteur Pascal
16. Se prolonger ou régner tout au long d'une limite définie.
Derrière la maison sied un terrain de cinquante ares qui borde un chemin sur une longueur de soixante mètres. Il est tout à fait possible de le diviser en parts égales et de proposer ainsi à la vente trois terrains à bâtir. - Alain Lebrun, « Le Luron triste »
17. (Marine) Ajuster ou tirer une voile vers la coque du navire.
Border une voile.