1. (Histoire) Seigneurie qui donnait au possesseur le titre de baron.
[?] Front-de-Boeuf repoussera de son chemin celui qui met obstacle à ses prétentions à la belle baronnie d'Ivanhoé, aussi vivement, aussi ardemment et avec aussi peu de scrupule que si cet homme lui était préféré par quelque demoiselle aux yeux bleus.
(Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l'anglais par Alexandre Dumas, 1820)
2. Le titre de baron était tout à fait commun dans la plupart des pays européens et se retrouve dans diverses langues souvent sous une forme légèrement modifiée. La liste suivante inclut les formes masculines et féminines et, le cas échéant, le nom du fief correspondant (la baronnie). Il faut signaler que l'existence de ce mot dans une langue citée n'implique pas toujours l'utilisation réelle du titre dans le pays correspondant.
3. En Espagne, il existait deux types de baronnies : les anciennes juridictions féodales, supprimées au XIXe siècle et les titres accordés par les souverains depuis le XVIe siècle, titres qui n'avaient pas d'assise féodale.
4. On désignait à l'origine (à partir du Xe siècle) par barons l'ensemble des seigneurs tenant leurs fiefs d'un roi ou de grands princes féodaux tels le duc de Normandie en France, le duc d'York en Angleterre ou le comte de Flandre (France, Belgique). D'où l'expression encore usitée de « grands barons » pour désigner des hommes politiques influents ou des décideurs économiques de haut rang.
5. Une baronnie est en premier lieu le titre du fief d'un baron.
6. Domaine féodal conférant à son détenteur le titre de baron.
Front-de-Boeuf repoussera de son chemin celui qui met obstacle à ses prétentions à la belle baronnie d'Ivanhoé, aussi vivement, aussi ardemment et avec aussi peu de scrupule que si cet homme lui était préféré par quelque demoiselle aux yeux bleus.