1. Gratitude, reconnaissance. ? Note : Dans cette dernière acception, il n'est plus guère usité que dans les locutions construites avec savoir gré.
2. (En particulier) Bonne, franche volonté qu'on a de faire quelque chose.
Ils ont fait cela de gré à gré.
Il viendra bon gré ou mal gré.
Ce n'a pas été de son gré, de son plein gré.
Il le fera de gré ou de force.
(Finance) Marché de gré à gré.
Il y est allé de son gré, de son bon gré, contre son gré.
De gré à gré, à l'amiable, en se mettant d'accord.
3. Il se prend aussi pour goût, sentiment, opinion.
Il m'a pris fort en gré.
Prenez en gré l'avis que je vous donne. Cela se dit aussi en parlant des personnes.
Avoir quelque chose en gré, le recevoir, le prendre en gré. Agréer, trouver bon quelque chose, y prendre plaisir.
à mon gré, ce discours est très beau.
Cela est-il à votre gré ?
4. (En particulier) Bonne, franche volonté qu'on a de faire quelque chose.
Il le fera de gré ou de force.
Il viendra bon gré ou mal gré.
Ils ont fait cela de gré à gré.
De gré à gré, à l'amiable, en se mettant d'accord.
Il y est allé de son plein gré, de son bon gré, contre son gré.
Ce n'a pas été de son gré, de son plein gré.
(Finance) Marché de gré à gré.
5. Volonté, caprice, fantaisie.
(Figuré) Errer sur la mer au gré des vents, au gré de la tempête. ? Se laisser aller au gré du courant.
Qu'on y ajoute une liberté extrême laissée aux enfants qui sortent sans solliciter la permission, se déplacent dans la classe à leur gré, [?]. (Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
En 1808, Napoléon, [?], voulu nous remettre à notre rang! [?]. Au mépris de la géographie et de l'histoire, sans consulter les populations et même contre leur gré, contre leurs intérêts, contre leurs désirs, l'autocrate dessina ce département mosaïque [?]. (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
L'exploit dont on désespérait était accompli ! Un homme voyageait dans les airs, à son gré et en toute sécurité ! (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 30 de l'éd. de 1921)
6. Désigne la volonté ou le désir individuel, souvent exprimé de manière capricieuse ou fantaisiste.
Qu'on y ajoute une liberté extrême laissée aux enfants qui sortent sans solliciter la permission, se déplacent dans la classe à leur gré, [...]. - Jean Rogissart - Passantes d'Octobre
7. Exprime un consentement ou une inclination positive et spontanée envers une action ou décision.
8. Se rapporte également au goût personnel, à l'opinion ou au jugement individuel.
'' -Je préfère ne pas mettre de gilet.- À ton gré ! - (Jules Romains, Les Copains, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 118)