1. (Occitanie) Câlin.
Faire un gâté, aimer les gâtés.
2. (Familier) Qui est altéré par putréfaction.
Un fruit gâté.
3. (Figuré) Abîmé, endommagé, au point de ne plus servir.
Cet appareil est gâté.
4. (Spécialement) Qualifie des dents fort cariées.
Chiquant du tabac et recrachant entre ses dents gâtées des jets de salive marron, son père explosa de colère, [?]. (Catherine Fourgeau, Dobadjo: la première épouse, L'Harmattan, 2000, p.239)
5. Qualifie un enfant, une personne, à qui son entourage passe tous ses caprices.
Cet enfant unique est d'ailleurs élevé très mal : un enfant gâté, dorloté, pourri d'égoïsme. (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
6. Se dit d'une personne, notamment un enfant, dont les désirs sont constamment satisfaits par son entourage.
Il demeure un enfant gâté, toujours prêt à opérer un quelconque Anschluss pour s'approprier les jouets qu'il convoite. - Frédéric Dard, San-Antonio : Mesdames
7. Altéré par la décomposition ou la carie.
Chiquant du tabac et recrachant entre ses dents gâtées des jets de salive marron, son père explosa de colère, [...]. - Catherine Fourgeau, Dobadjo: la première épouse
8. (Figuré) Endommagé au point d'être inutilisable.
9. Terme occitan désignant un acte d'affection ou de tendresse.