1. (Biologie) Action de capture d'une proie par son prédateur.
Vue de loin, la nature semble harmonieuse. Vue de près, on y observe que les plantes cherchent à s'étouffer les unes les autres et que les animaux utilisent la prédation et le parasitisme. (L'insoutenable légèreté du darwinisme, dans Le Québec sceptique, n°60, pp.40-47, été 2006)
2. Par extension Action nuisible à autrui ou à l'environnement, comportement de prédateur.
Pour la sociologue Monique Pinçon-Charlot, les riches font subir au reste de la société une violence inouïe. Une violence banalisée grâce à un renversement du langage : les riches seraient des victimes, menacées par l'avidité du peuple. Elle dénonce un processus de déshumanisation, une logique de prédation, une caste qui casse le reste de la société. (Monique Pinçon-Charlot : « La violence des riches atteint les gens au plus profond de leur esprit et de leur corps » [1])
3. Philippe Descola, dans Par-delà nature et culture (2005) distingue six « modes de relation », six « formes de l'attachement ». Il retient « six relations dont tout semble indiquer qu'elles jouent un rôle prépondérant dans les rapports que les humains nouent entre eux et avec des éléments de leur environnement non humain » (p. 425). « Il s'agit de l'échange, de la prédation, du don, de la production, de la protection et de la transmission. Ces modes de relation peuvent être répartis en deux groupes, le premier caractérisant des relations potentiellement réversibles envers des termes qui se ressemblent, le second des relations univoques fondées sur la connexité entre des termes non équivalents. L'échange, la prédation et le don relèvent du premier groupe, la production, la protection et la transmission du second ».
4. La prédation ( emprunt de la Renaissance [ 1574] au latin praedator, « voleur, pilleur », lui-même issu de praeda, « proie » et de prehend?, « prendre », qui exprime le fait de se saisir de quelqu'un ou de capturer une proie déterminée par sa poursuite ) est une interaction trophique directe, de nature antagoniste, entre deux organismes, par laquelle une espèce dénommée prédateur , consomme entièrement ou partiellement une à plusieurs espèces dénommée( s ) proies , généralement en les tuant, pour s'en nourrir ou pour alimenter sa progéniture. La définition lato sensu inclut la zoophagie ( depuis les micro-organismes procaryotes jusqu'aux grands mammifères superprédateurs, en passant par les hématophages ou les plantes carnivores ), la bactériophagie, la microphagie ( depuis les mollusques jusqu'aux baleines à fanons ), mais aussi la phytophagie ( consommation de plantes par les herbivores, de graines par les granivores? ), le parasitoïsme, le parasitisme ou les interactions hôte-pathogène .
5. La prédation est l'action de prendre, de capturer.