1. (Néologisme) Mode de pensée tendant à expliquer les situations et évènements négatifs par des complots.
Le conspirationnisme n'est pas né avec Internet, il constitue un phénomène relativement ancien, lié notamment au développement du populisme et des mouvements d'extrême-droite au sein des démocraties occidentales.
(Michaël Béchir Ayari & ?Vincent Geisser, Renaissances arabes: 7 questions clés sur des révolutions en marche, Éditions de l'Atelier, 2011, page 53)
On lui doit de nombreux fascicules édités à compte d'auteur, qui constituent d'irremplaçables annuaires, consacrés à l'extrême droite,à l'extrême gauche,aux religions minoritaires et aux conspirationnismes.
(Christophe Bourseiller, L'extrémisme: Enquête sur une grande peur contemporaine, CNRS Éditions, 2012)
Le conspirationnisme désigne en effet, selon lui, toute une vision de l'histoire dans laquelle la providence divine a été remplacée par l'action d'autres forces, humaines, qui pilotent tous les événements significatifs du monde ; [?].
(Guillaume Cazeaux, Odyssée 2.0: La démocratie dans la civilisation numérique, Armand Colin, 2014)
Au contraire, elle pêche volontairement dans un conspirationnisme nihiliste qui la rend incapacitante dans le domaine des idées et de l'action métapolitique.
(Arnaud Guyot-Jeannin, Retrouver la Droite, en introduction dans Aux sources de la droite : pour en finir avec les clichés, L'Age d'Homme, 2000, page 18)
Mais il reste nécessaire d'examiner de plus près l'apparition du conspirationnisme en Russie, car elle présente une singularité essentielle, avant même la récupération du mythe par le parti qui se saisit du pouvoir en octobre 1917.
(Vanessa Voisin, Le mythe du complot en U.R.S.S. (1928-1933), Éditions Le Manuscrit, 2002, page 154)
2. Une théorie du complot également désignée par les néologismes conspirationnisme ou complotisme propose de donner une vision de l'histoire perçue comme le produit de l'action d'un groupe occulte agissant dans l'ombre. Loin de la simple rumeur, il s'agit (selon Peter Knight, de l'université de Manchester) d'un récit théorique qui se prétend cohérent et cherche à démontrer l'existence d'un complot entendu comme le fait qu'« un petit groupe de gens puissants se coordonne en secret pour planifier et entreprendre une action illégale et néfaste affectant le cours des évènements ». La conspiration secrète civile, criminelle ou politique, visée par la théorie du complot, agirait généralement dans l'objectif de détenir ou conserver une forme absolue de pouvoir (politique, économique ou religieux).
3. Une théorie du complot (de même que les néologismes complotisme / conspirationnisme / conjurationnisme) est un concept d'origine anglaise défini pour la première fois en 1945 par Karl Popper : il dénonce comme abusive une hypothèse (en anglais theory) selon laquelle un événement politique a été causé par l'action concertée et secrète d'un groupe de personnes qui y avaient tout intérêt, plutôt que par le déterminisme historique ou le hasard. Pour Peter Knight, de l'université de Manchester, cette théorie met en scène « un petit groupe de gens puissants [qui] se coordonne en secret pour planifier et entreprendre une action illégale et néfaste affectant le cours des événements », afin d'obtenir ou de conserver une forme de pouvoir (politique, économique ou religieux).
4. Une théorie du complot (de même que les néologismes complotisme, conspirationnisme, ou conjurationnisme) est une expression utilisée pour décrire un type de discours particulier, qui a pour vocation à décrire l'actualité et qui propose une cause unique pour en expliquer le déroulement. Ce genre de discours se différencie de la démarche historique, multicausale et ouverte aux hypothèses.
5. Une théorie du complot est un type de discours caractérisé par la prétention à décrire l'actualité comme résultant pour l'essentiel d'une cause première unique, et par une mise de côté de l'habituelle démarche d'investigation historique, multicausale et ouverte aux hypothèses. Les néologismes complotisme, conspirationnisme, ou conjurationnisme, sont des termes équivalents.
6. Une théorie du complot est un type de discours qui décrit un événement comme résultant pour l'essentiel de l'action planifiée et dissimulée d'un petit groupe, différent des acteurs apparents, en écartant la démarche d'investigation historique ( multicausale et ouverte aux hypothèses en concurrence mais retenant les plus plausibles ) au profit d'une démarche reposant sur une explication univoque et monocausale qui voit partout les signes de l'intervention et de la puissance de ce groupe principal, y compris dans le fait que les preuves manquent ( ce serait la preuve de la puissance dissimulatrice des comploteurs ) , et d'un discours n'autorisant pas sa réfutabilité. Les néologismes complotisme , conspirationnisme , ou conjurationnisme , sont des termes équivalents.
7. Une théorie du complot ( ou complotisme , conspirationnisme , ou conjurationnisme ) est un type de discours qui décrit un événement comme résultant pour l'essentiel de l'action planifiée et dissimulée d'un petit groupe, différent des acteurs apparents, et qui rejette l'investigation historique ( multicausale et ouverte aux hypothèses en concurrence mais retenant les plus plausibles ) au profit d'une explication univoque et monocausale qui voit partout les signes de l'intervention et de la puissance de ce groupe secret. Peu importe l'absence de preuves : ce serait justement la preuve de la puissance dissimulatrice des comploteurs. Peu importe également la notion de réfutabilité.
8. conspirationnisme (Néologisme) Tendance à interpréter des événements ou des situations négatives comme étant le résultat de complots secrets.
On lui doit de nombreux fascicules édités à compte d'auteur, qui constituent d'irremplaçables annuaires, consacrés à l'extrême droite, à l'extrême gauche, aux religions minoritaires et aux conspirationnismes.