1. S'emploie aussi pour rendre raison de quelque chose dont on veut s'excuser.
Il est vrai, je l'ai mal reçu, mais j'avais mes raisons pour cela.
2. S'emploie aussi pour marquer l'augmentation ou la diminution.
Sa puissance n'est pas diminuée, mais accrue.
3. S'emploie aussi dans la conversation, au commencement d'une phrase qui a quelque rapport à ce qui a précédé.
Mais, qu'ai-je dit ?
Mais, qu'ai-je fait ?
Mais encore, mais enfin, que dites-vous de cela ?
Mais, pourquoi vous en prenez-vous à moi ?
Mais, dites-nous, quand nous donnerez-vous satisfaction ?
4. Conjonction qui sert généralement à marquer une opposition, une exception, une différence.
Elle n'est pas aussi jolie que sa soeur, mais elle est plus spirituelle.
La forme du participe nous est un témoignage évident qu'après le verbe aver le participe doit être mis au cas régime, mais après esser au cas sujet. (Ernst Ludvig Edström, Étude sur l'emploi du participe passé en français, Goteborg, 1838, p. 19)
5. Substantivement, il signifie « objection, difficulté ».
Il y a toujours avec lui des si et des mais.
6. S'emploie encore comme adverbe pour insister.
Cet enfant est joli, mais très joli.
Il fut reçu très bien, mais très bien.
7. Sert quelquefois de transition pour revenir à un sujet qu'on avait laissé, ou simplement pour quitter le sujet dont on parle.
Mais encore faut-il s'entendre.
Mais il est temps de finir.
Mais c'est trop parler de moi.
Mais revenons à notre affaire.
8. S'emploie aussi en coordination avec non seulement pour renforcer ce qui vient d'être dit
Non seulement il a eu ce tort, mais bien plus, mais qui plus est, il s'en est vanté.
Non seulement il est pauvre, mais il est criblé de dettes.
Non seulement il est bon, mais encore il est généreux.
9. Peut aussi introduire une restriction.
Je t'aime bien, mais tu ne peux pas venir avec moi.
Les gazelles et les outardes ne manquent pas non plus, mais il faudrait organiser des battues pour s'en emparer. (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 123)
10. Conjonction exprimant une opposition, une exception ou une différence entre deux propositions.
Seulement, la vie de la plante, considérée relativement à la production utilisable, ne forme pas l'objet de la botanique, mais bien de l'agronomie. - Albert Lévy, « L'actinomètre Arago-Davy : Contribution à l'étude de la maturation des raisins »
11. Conjonction utilisée pour introduire une restriction ou pour marquer un contraste en ajoutant une nuance.
Les gazelles et les outardes ne manquent pas non plus, mais il faudrait organiser des battues pour s'en emparer. - Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue
12. Nom masculin. Indique une objection ou une difficulté qui s'oppose à une affirmation ou un argument.
MAIS - et c'est un PUTAIN DE GROS MAIS - il doit avoir, en contrepartie, un devoir de neutralité. - (La Quadrature du Net, Un tiers médiaire, 17 octobre 2018 ? lire en ligne)
13. Forme plurielle de 'mai', désignant le cinquième mois de l'année dans le calendrier grégorien.
14. Autrefois employé comme adverbe signifiant « davantage », il conserve ce sens dans certaines expressions figées.
15. Utilisé en tant qu'adverbe pour apporter une emphase particulière.