1. (Médecine et de Chirurgie) État d'un tissu ou d'un organe qui se décompose et devient comme mort.
Sont considérées également comme blessures de guerre les gelures avec mortification tissulaire si elles ont été contractées dans une unité combattante, [?]. (Vincent Dang-Vu, L'indemnisation du préjudice corporel: L'indemnisation des victimes du terrorisme, les pensions militaires d'invalidité, L'Harmattan, 2010)
La mortification du tissu cellulaire dans le premier cas, l'absence de cette mortification dans le second, établissent seules la différence entre ces deux affections. (Auguste Nelaton, Éléments de pathologie chirurgicale, Paris : Germer Baillière, 1866, vol.1, p.135)
2. (Figuré) Chagrin, humiliation qu'on fait éprouver à une personne par quelque réprimande ou par quelque procédé dur et fâcheux.
Non ; la grande et l'unique cause de l'expédition de Crimée, qui a coûté à la France 100 000 hommes et trois empreints de 500 millions chacun, a été la mortification vivement ressentie par le nouvel empereur des Français de n'avoir pas été appelé par l'empereur de Russie : « Mon bon frère ». (Émile de Girardin, en préface de Le dossier de la Guerre de 1870, 23 septembre 1877)
3. Accidents fâcheux qui arrivent dans la vie.
Les maladies sont des mortifications que Dieu nous envoie.
4. (En particulier) (Religion) Pratique d'ascèse religieuse consistant à s'imposer une souffrance, en général physique, dans le but de progresser spirituellement.
Il y a souvent chez eux, avez-vous ajouté, des exagérations de mortification que vous êtes les premiers à condamner chez les mahométans et les idolâtres. (Abbé Pinard, Dictionnaire des objections populaires contre le dogme, la morale, la discipline et l'histoire de l'Église catholique, publié par Jacques Paul Migne, 1860, p.107)
Le premier soin du confesseur sera donc d'affermir dans la vie spirituelle les personnes qui s'adonnent à la piété : ensuite, suivant leur condition, leur santé et leur ferveur, il leur permettra quelques mortifications corporelles. (Thomas Gousset, Théologie morale à l'usage des curés et des confesseurs, Paris : Jacques Lecoffre et Cie, 1861, vol.2 (12e éd.), p.403)
5. La mortification est une pratique d'ascèse religieuse qui consiste à s'imposer une souffrance, en général physique, pour progresser dans le domaine spirituel. L'expression mortification corporelle s'emploie habituellement dans le contexte de la religion catholique où cette pratique a été abondamment thématisée mais au sein de la plupart des religions, on retrouve des pratiques de mortification et plus généralement d'ascétisme.
6. (Cuisine) Action de garder certaines viandes pour qu'elles deviennent tendres et gagnent du fumet.
À tel point qu'un chef au firmament étoilé prétendait, il y a peu, la servir clandestinement simplement rôtie après trois jours de mortification au frigo ! (Jean-Claude Ribaut, Voyage d'un gourmet à Paris, Calmann-Levy, 2014)
Le gibier, frais tué, a la chair plus dure et n'est pas toujours d'une grande saveur, si ce n'est le fumet du sauvage qui va s'amplifiant avec la mortification, le ''faisandage'' qui attendrit les viandes. (Jean Boudon & ?Henri Rougier, Histoire du Dauphiné, Horvath, 1992, vol.2, p.360)
7. Action par laquelle on mortifie son corps ou ses passions.
Elle essaya, par mortification, de rester tout un jour sans manger. (Gustave Flaubert, Madame Bovary, 1857)
Des mortifications, des jeûnes les purifient. Ni froment, ni huile.. (Émile Zola, Le Rêve, G. Charpentier et Cie, Paris, 1888)
8. (Médecine, Chirurgie) Processus par lequel un tissu ou un organe se décompose et devient nécrosé.
La mortification du tissu cellulaire dans le premier cas, l'absence de cette mortification dans le second, établissent seules la différence entre ces deux affections. - Auguste Nelaton, Éléments de pathologie chirurgicale
9. (Cuisine) Pratique consistant à laisser reposer certaines viandes afin qu'elles deviennent plus tendres et aromatiques.
Le gibier, frais tué, a la chair plus dure et n'est pas toujours d'une grande saveur, si ce n'est le fumet du sauvage qui va s'amplifiant avec la mortification, le '' faisandage '' qui attendrit les viandes. - Jean Boudon & ?Henri Rougier, Histoire du Dauphiné
10. (Religion) Ascèse impliquant l'imposition volontaire de souffrances physiques pour progresser spirituellement.
'' Le premier soin du confesseur sera donc d'affermir dans la vie spirituelle les personnes qui s'adonnent à la piété : ensuite, suivant leur condition, leur santé et leur ferveur, il leur permettra quelques mortifications corporelles. '' - Thomas Gousset, Théologie morale à l'usage des curés et des confesseurs
11. (Fig.) Sentiment de chagrin ou d'humiliation provoqué par une réprimande ou un traitement sévère.
'' Non ; la grande et l'unique cause de l'expédition de Crimée, qui a coûté à la France 1 hommes et trois empreints de 5 millions chacun, a été la mortification vivement ressentie par le nouvel empereur des Français de n'avoir pas été appelé par l'empereur de Russie : ?Mon bon frère'. '' - Émile de Girardin, en préface de Le dossier de la Guerrede187
12. La mortification est une pratique d'ascèse religieuse qui consiste à s'imposer une souffrance, en général physique, dans un but expiatoire et pour progresser dans le domaine spirituel.