1. Ne pas divulguer un secret.
En de telles circonstances, tous les ressentiments doivent se taire.
Il ne peut se taire sur le service, du service que vous lui avez rendu.
Ne pouvoir se taire d'une chose, la publier partout, en parler sans cesse.
2. Garder le silence ; s'abstenir de parler.
Il a manqué une belle occasion de se taire, il a parlé mal à propos, il s'est fait du tort en parlant.
Dans dix ans, parmi les vestiges de Beaumat, les souffles du vent, les croassements des corbeaux et la chute des pierres retentiront seuls ; nulle oreille humaine ne les entendra et la cloche du village elle-même se taira, fatiguée de tinter seulement pour les morts. (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
? Je suis citoyen britannique ! ? continua Bert, obstiné. ? Vous n'êtes pas obligés d'écouter, mais rien ne me force à me taire. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 352 de l'éd. de 1921)
Cette terrible histoire des Vaudois, dois-je en parler ou m'en taire ? En parler ? Elle est trop cruelle ; personne ne la racontera sans que la plume n'hésite, et que l'encre, en écrivant, ne blanchisse de larmes. (Jules Michelet, Le prêtre, la femme, la famille, Paris : Chamerot, 1862 (8e éd.), p.23)
3. Refréner volontairement l'expression verbale ; demeurer sans parler.
Même les hirondelles s'étaient tues, et seul le bruissement du vent dans les feuilles et le craquettement de la cigale donnaient un peu de répit au silence étouffant d'un soir d'été. - Vanessa Kelly, À l'assaut de la comtesse
4. Omettre volontairement de révéler une information confidentielle.