1. (Géologie) Terre calcaire dont on se sert pour amender certains terrains.
Quand, lavé des odeurs du jour, le jardinetDerrière la maison, en hiver, s'illunait,Gisant au pied d'un mur, enterré dans la marneEt pour des visions écrasant son oeil darne,Il écoutait grouiller les galeux espaliers. (Arthur Rimbaud, Les Poètes de sept ans, 1871)
Les marnes bleues qui constituent le substratum des alluvions avec des faciès sensiblement identiques, d'Épineau-Ies-Voves à Appoigny, méritent de retenir l'attention au point de vue stratigraphique. (Bulletin du Muséum national d'histoire naturelle, Imprimerie nationale, 1954, p.298)
Alors que les grès infraliasiques constituent un sol perméable [?], les marnes, au contraire, [?], offrent un sol compact, profond, dont la végétation est en général celle des terrains argilo-calcaires. (Gustave Malcuit, Contributions à l'étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d'édition du Nord, 1929, p. 14)
La bruyère spongieuse à Erica Tetralix est souvent en continuité avec des petits ilots de l'association à Schoenus établis dans la zone des marnes supra-gypseuses [?]. (Pierre Allorge, Les Associations végétales du Vexin français, thèse de doctorat, 24 novembre 1922, p.256)
2. La marne est une roche sédimentaire, mélange de calcite (CaCO3) et d'argile dans des proportions à peu près équivalentes variant de 35 % à 65 %. Au-delà de 65 % de calcaire, il s'agit d'un calcaire argileux, tandis qu'en deçà de 35 % de calcaire, on parle d'argile calcaire (parfois « argile calcareuse » ou « argile calcarifère »).
3. La marne est une roche sédimentaire, mélange de calcite (CaCO3) et d'argile dans des proportions à peu près équivalentes variant de 35 % à 65 % (autre notation : (50 ± 15) %). Au-delà de 65 % de calcaire, il s'agit d'un calcaire argileux, tandis qu'en deçà de 35 % de calcaire, on parle d'argile calcaire (parfois « argile calcareuse » ou « argile calcarifère »).
4. (Argot) (Désuet) Proxénète.
5. (Argot) (Désuet) Malin, combinard.
Ainsi, avant la guerre, y avait rien de plus marle que d'être tatoué. Ça, c'était autant que le nasi. (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)