1. (Agriculture) Mélange de matières organiques que l'on rassemble en silo, en tas ou dans un fût à composter afin qu'elles subissent une décomposition aérobique pour former un humus stable de bonne qualité qui servira ensuite comme amendement ou couverture de sol.
Puis leurs déchets seraient recyclés au maximum, via des efforts individuels mais aussi des composts collectifs, afin de servir d'engrais à leurs futurs légumes.
(AFP, NANTES - Les Ekovores: une utopie urbaine où ''déchet'' ne serait plus un gros mot, 20minutes.fr, 29 décembre 2011)
La production de compost à partir des restes de marchés pourrait être mieux exploitée dans certaines villes.
(Mustafa Koc, Rod MacRae, Luc J A Mougeot, Armer les villes contre la faim, 2000)
Dans une ferme bien tenue, le cultivateur ne doit laisser rien perdre des résidus de toute sorte d'origine animale ou végétale : il doit même chercher à se procurer dans les environs le plus de substances fertilisantes possibles à bon marché pour en faire des composts, [?].
(Charles-Victor Garola, Engrais : Le matières fertilisantes, Paris : J.-B. Baillière & fils, 7e éd., 1925, p.1201)
2. (Jardinage) (Familier) Nom que l'on donne à de la terre, riche en humus et en éléments nutritifs pour les plantes.
La région que nous parcourons est une vaste plaine monotone, sans arbres et presque sans reliefs, qui s'élève insensiblement à fur et à mesure que nous avançons. Son sol est formé d'une couche presque ininterrompue d'une terre végétale noire et grasse qui, au printemps, se couvre de blé, d'orge, de maïs, de fèves, de pois chiches.
(Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 36)
A côté des rochers, qui partout percent la mince couche de terre végétale, se montrent d'épais buissons de ronces, [?].
(Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, L'Archipel de Chausey, souvenirs d'un Naturaliste, La ''Revue des Deux Mondes'', tome 30, 1842)
Songez donc que la terre végétale que nous foulons en ce moment a été apportée par les vents parcelle par parcelle, que ce sable a volé jusqu'ici grain à grain!
(Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
3. (Pédologie) Matière brune peu soluble dans l'eau, soluble dans les alcalis, provenant de la décomposition lente des substances organiques dans le sol ou à sa surface.
L'humus qui, lié aux argiles, contribue à la qualité de la structure des sols et à leur fertilité, résulte de la transformation de la matière organique. C'est un produit composite, chimiquement mal défini, et les détails de sa formation sont encore imparfaitement connus.
(Pierre Davet, Vie microbienne du sol et production végétale, p. 143, Éditions Quae, 1996)
La podzolisation est essentiellement un processus d'altération chimique intense des éléments silicatés, se produisant sous l'action de cet humus brut et libérant des sesquioxydes.
(Philippe Duchaufour, Précis de pédologie, p. 286, Masson, 1965)
À la rigueur on peut voir des liens entre une plante herbacée et un arbre de la forêt. Il est possible que l'humus produit par les feuilles de Conifères conviennent à ces plantes, mais l'inverse est insoutenable.
(Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p. 121)
4. (Jardinage) Terre végétale.
Les jours filent clairs parmi le friselis des feuilles, le froufroutement des brises, les odeurs âpres des humus, le parfum des sèves, entouré d'oiseaux et d'abeilles.
(Jean Rogissart, Passantes d'Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
5. L'humus est la couche supérieure du sol créée et entretenue par la décomposition de la matière organique, principalement par l'action combinée des animaux, des bactéries et des champignons du sol. L'humus est une matière souple et aérée, qui absorbe et retient bien l'eau, de pH variable selon que la matière organique est liée ou non à des minéraux, d'aspect foncé (brunâtre à noir), à l'odeur caractéristique, variable selon qu'il s'agit d'une des nombreuses formes d'humus forestier, de prairie, ou de sol cultivé.