1. (Figuré) Qualifie un groupe de personnes à la richesse tapageuse.
Mais pourquoi aussi la langue a-t-elle repoussé ce z si commode, si liant, si séduisant, [...] que la jeunesse dorée du Directoire a tenté en vain de faire passer dans le langage des salons ? (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Chansons et légendes du Valois, 1854)
Les blousons dorés, par opposition aux blousons noirs, d'origine plus populaire.
2. (Zoologie) Synonyme de grande tortue (papillon).
3. (?nologie) Couleur de la robe d'un vin blanc, indiquant une meilleure maturité que la couleur « légèrement doré » ; mais une maturité moindre qu'une robe de couleur « jaune paille ».
Cette robe légèrement dorée est le signe d'un vin bien évolué, vieux.
4. (Canada) (Zoologie) Espèce de poisson (Sander vitreus), grande perche d'Amérique du Nord vivant dans les grandes rivières ou les lacs).
5. Qualifie une chose qui respecte la proportion du nombre d'or.
La façade du Parthénon s'inscrit dans un rectangle doré.
6. (Familier) Dorure.
Les lettres RF sont peintes en doré sur un fond tricolore ou parfois dorées, mais en relief ou en trompe-l'oeil, sur un fond doré. (Quid ?, éd. Robert Laffont, 1993, p. 690)
7. Qualifie les choses qui sont d'un jaune brillant, rappelant l'éclat de l'or.
C'est un étalon barbe, pas grand, mais bien formé et bien musclé, un alezan étoile de blanc au front, dont la robe dorée, la queue et la crinière blondes, longues et fournies, reluisent au soleil. (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, p. 112)
Elle est boisée tout autour, la boisure de la fenêtre est ornée d'une sculpture dorée. (Les Cahiers haut-marnais, n° 176 à 183, 1989, p. 22)
Par un mystérieux tour de force, il avait réussi à se raser et à lisser ses cheveux dorés. Son visage était tout à fait séraphique. (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d'Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, p. 262 de l'éd. de 1921)
Nous laisserons de côté l'Asphodeline lutea, le vulgaire Bâton de Jacob, qui rehausse les vieux jardins, qu'il orne de ses longues inflorescences dorées, [?]. (Jardins de France, Société nationale d'horticulture de France, 1898, p.409)
Marguerite tira alors de son aumônière une petite clef dorée, ouvrit la porte du cabinet et montra du doigt le jeune homme à sa suivante. (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, vol. I, ch. X)