1. (Familier) Qui est très mauvais.
Un élève déplorable.
Ces peintures sont d'un goût déplorable.
Sa conduite a été déplorable.
On a fait là un choix déplorable.
2. Qui mérite d'être déploré, en parlant des choses.
Sa condition, son sort est déplorable.
Sa situation est déplorable.
Il est dans un état déplorable.
Une pareille entreprise est une insanité ; aussi aboutit-elle à des équivoques, quand elle n'oblige pas les députés à des attitudes d'une déplorable hypocrisie. (Georges Sorel, Réflexions sur la violence Chap.II, La décadence bourgeoise et la violence, 1908)
3. (Vieilli) Digne qu'on pleure sur son sort ; digne de pitié.
Ce déplorable dingo racontait sa vie. Il avait eu pour mère une démente qui se faisait appeler Madame Satan. (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
Semblable au déplorable malade d'Edgar Poë, Durtal entendait avec terreur des frôlements de pas dans les escaliers, des cris plaintifs derrière les portes. (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
Vous voyez devant vous un prince déplorable. (Jean Racine, Phèdre, acte II, scène 2.)
4. Digne de compassion pour son infortune.
Ce déplorable dingo racontait sa vie. Il avait eu pour mère une démente qui se faisait appeler Madame Satan. - Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai
5. Méritant une vive désapprobation ou regret, notamment en référence à des situations ou actions.
Une pareille entreprise est une insanité ; aussi aboutit-elle à des équivoques, quand elle n'oblige pas les députés à des attitudes d'une déplorable hypocrisie. - Georges Sorel, Réflexions sur la violence Chap.II
6. (Familier) Extrêmement insatisfaisant ou médiocre.
L'internet haute vitesse n'est même pas disponible partout au Québec. C'est déplorable. - Jean-Denis Garon, « Les trois contradictions de cette année 22 »