1. La Comédie humaine est le titre sous lequel Honoré de Balzac a regroupé un ensemble de plus de 90 ouvrages ? romans, nouvelles, contes et essais ? de genres réaliste, romantique, fantastique ou philosophique, et dont l'écriture s'échelonne de 1829 à 1850.
2. Le lecteur de La Comédie humaine découvre partiellement ce personnage, d'abord dans Une fille d'Ève, avant même de le découvrir intégralement dans son rôle principal du Lys dans la Vallée.
3. Ce roman court et incisif se démarque par la densité du récit et l'enchaînement rapide des événements. Si l'auteur prend le temps de décrire minutieusement le cadre (la ville d'Alençon) et la maison de la vieille fille (mademoiselle Cormon), il entre directement dans le vif du sujet. Quelques considérations politiques émaillent le texte. Le portrait de mademoiselle Cormon est un des plus réussis de La Comédie humaine, l'auteur livrant ici une de ses analyses les plus nuancées des rapports sociaux, des intérêts financiers et politiques d'une ville de province.
4. Illusions perdues et Splendeurs et misères des courtisanes sont les deux oeuvres monumentales de La Comédie humaine.
5. Il s'agit là d'une mise en scène (fort bien scénographiée), d'une compilation de saynètes et de portraits. Gazonal se présente un peu comme le témoin de La Comédie humaine, la vraie héroïne du roman étant Paris et la vie parisienne, tous quartiers confondus. « Il y a deux Paris : celui des salons, des atmosphères suaves, des tissus soyeux, des quartiers élégants, et celui, plus infernal, des orgies, des ruelles sombres (Ferragus), des mansardes misérables. »
6. Ils ont d'abord été rassemblés en 1937 par Marcel Bouteron (huit textes), puis par Roger Pierrot en 1959 (dix textes) et Maurice Bardèche. Beaucoup de ces textes étaient restés inédits du vivant de l'auteur. En 1950, lors du centenaire de la mort de Balzac, deux textes furent édités séparément : La Femme auteur et Mademoiselle du Vissard. Et de nouveau La Femme auteur et d'autres fragments de La Comédie humaine ont été publiés dans un tome complémentaire de La Pléiade. Pratiquement toutes les ébauches mises au jour ont été successivement publiées par Maurice Bardèche dans les Oeuvres complètes de Balzac (Club de l'honnête homme, 28 vol. de 1955 à 1963) puis en 1968 par Roger Pierrot et J. A. Ducourneau, en respectant les divisions de La Comédie humaine que Balzac avait données aux vingt-cinq textes et que l'édition de La Pléiade de 1981 a également respectées.
7. Dans sa grande entreprise littéraire visant à dépeindre tous les aspects de la société dans laquelle il vivait, Balzac aborde ici un sujet qui pouvait sembler mineur à son époque, mais qui apparaît pratiquement intemporel. La vie de bureau, ses mesquineries, les intrigues pour obtenir un poste supérieur, sont le lot quotidien des personnages du roman dont la plupart sont des figures secondaires de La Comédie humaine. À part le caricaturiste Jean-Jacques Bixiou qui apparaît aussi dans La Rabouilleuse, le comte des Lupeaulx qui a un rôle important dans La Cousine Bette, La Maison Nucingen et Splendeurs et misères des courtisanes, et Célestine Rabourdin (également dans La Cousine Bette), les protagonistes sont à l'image de leurs enjeux somme toute assez mesquins.
8. La Comédie humaine a eu très tôt des admirateurs : Victor Hugo, Barbey d'Aurevilly et, plus tard, Émile Zola et Marcel Proust qui se sont tous deux inspirés du cycle romanesque et de ses personnages récurrents ; mais elle a eu également ses détracteurs, et cela longtemps après la mort de Balzac, comme l'indique Raymond Trousson : « Au cours des quelque vingt années qui suivirent sa mort, la discussion sur les mérites et les vices de son oeuvre ne s'éteignit pas, ranimée d'ailleurs par les fréquentes rééditions et surtout par l'apparition de ceux qu'on tenait pour ses héritiers, les réalistes. »
9. Le récit traite en somme des femmes comptables. On trouve peu de figures de ce type dans La Comédie humaine. Balzac présente plutôt de grandes croqueuses de fortune (princesse de Cadignan) ou des grisettes écervelées. Mais madame Évangélista n'est pas seulement dépensière : elle est également avare, mesquine et fait des calculs d'apothicaire assez monstrueux. Elle ne réapparaît dans aucun autre ouvrage.
10. La Méditation XXV de Physiologie du mariage commence par un paragraphe intitulé « Des religions et de la confession, considérées dans leurs rapports avec le mariage », provocateur par son titre et constitué d'une suite de lettres incompréhensible ressemblant à un cryptogramme, qui n'a jamais pu être déchiffré. Cependant, ce paragraphe est considéré comme un mystification ou une farce de Balzac, dont le premier métier avait été l'imprimerie et qui aimait s'amuser avec les caractères typographiques.
11. La Comédie humaine est le titre sous lequel Honoré de Balzac a regroupé un ensemble de plus de quatre-vingt-dix ouvrages ? romans, nouvelles, contes et essais ? de genres réaliste, romantique, fantastique ou philosophique, et dont l'écriture s'échelonne de 1829 à 1850.
12. Bien que le roman ait été rédigé en grande partie au château de Saché où Honoré de Balzac faisait de fréquents séjours chez son ami Jean de Margonne, l'auteur de La Comédie humaine décrit le château de Valesne qui se trouve à Saché, auquel il donne le nom de la propriété de son amie Zulma Carraud : Frapesle, pour situer l'histoire du Lys dans la vallée.