1. Action, art de teindre.
Envoyer à la teinture. La teinture est un art fort ancien. - La teinture demande beaucoup de soin.
2. (Chimie) (Pharmacologie) Dissolution d'une substance dans l'alcool, dans l'éther, etc.
Teinture de tournesol. - Teinture d'iode.
3. Couleur que ce liquide laisse sur les étoffes et sur les autres choses que l'on teint.
Du drap d'une belle teinture, d'une bonne teinture. - Ce drap a bien pris la teinture.
4. Liquide préparé pour teindre.
À Arles, l'archevêque, qui avait le monopole de l'exploitation de la graine d'écarlate, avec laquelle on fabriquait la teinture rouge, ne traitait, pour la vente de ses récoltes, qu'avec les juifs. (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
5. (Figuré) Connaissance superficielle dans quelque science, dans quelque art.
[?] M. Rémusat avait étudié la médecine, et par là il avait pris quelque teinture de toutes les connaissances qui s'y rattachent. (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d'Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, tome 8, 1832)
6. Une lasure (le terme teinture est utilisé au Québec) est un produit de protection ou de décoration pour des matériaux poreux (bois, bétons?) qui ne contient pas de charge et ne génère donc pas de film (on dit aussi non-filmogène), à l'opposé des vernis et peintures. La principale différence vient du fait de la micro-porosité du film obtenu. Une peinture ou un vernis aura un effet bloqueur (empêche le matériau de respirer) du support, ce qui peut provoquer en extérieur un écaillage du film.
7. La teinture est l'action de modifier la couleur d'un support par absorption d'un colorant. Elle est utilisée en cosmétique pour les cheveux et la peau, en ameublement pour teinter les bois ou les textiles, en confection pour les vêtements, en maroquinerie pour le cuir, etc.