1. (Péjoratif) Langage pauvre et rustique ; jargon incompréhensible.
Il s'exprimait dans un incroyable patois. C'est du patois !
2. Mauvais style.
Cela est mal dit, mal écrit : quel patois !
3. Qui présente les caractères d'un parler local.
On publie aujourd'hui les chansons patoises de Bretagne ou d'Aquitaine, mais aucun chant des vieilles provinces où s'est toujours parlée la vraie langue française ne nous sera conservé.
(Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Chansons et légendes du Valois, 1854)
Les variantes patoises d'un mot.
4. Dialecte parlé dans une contrée réduite.
Une autre corvée est la tournée des poubelles, des équevilles en patois de la Croix-Rousse.
(Patrick Lemoine, Droit D'Asiles, p.103, Odile Jacob, 1998)
Au lieu de votre joli patois dont on comprend toujours quelque chose, c'est une langue que le diable a inventée que l'on parle là-bas et qui n'a pas moins de quatre dialectes très différents.
(extrait d'une lettre envoyée à Esprit Requien par Prosper Mérimée en 1836)
La population de Saint-David [?] parlait un curieux patois anglais plein d'expressions maritimes.
(Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
Dans le village, on parlait patois, le morvandiau. Il m'est arrivé d'entendre des gens élever le morvandiau au rang de langue, mais c'est trop pour lui ; ce n'est qu'un patois, variant d'un village à l'autre, n'ayant pas de grammaire propre, ni de littérature écrite, sauf quelques sketches comiques.
(Jacqueline Périn, Devenir grande, L'Harmattan, 2003, p.65)
Vouloir écrire le patois tel qu'il se prononce, c'est-à-dire en retranchant toutes les lettres qui ne se font point sentir, cela est bon pour une langue de sauvage qui n'a ni passé ni tradition aucune.
(Louis Moutier, Orthographe des dialectes de la Drôme, 1886)
Avez-vous entendu les gémissements continuels de ce maudit enfant et les bavardages de cette malheureuse femme qui parle sans doute en patois ? car je n'ai pas compris un seul mot de ce qu'elle disait.
(Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, La Femme de trente ans)
Les patois sont les derniers débris des innombrables dialectes qui constituaient la langue parlée dans l'ancienne France. C'est par ces restes, tout informes et défigurés qu'ils soient, que l'on peut acquérir encore une certaine connaissance des intonations et de l'accent qui caractérisaient ce vieux et pittoresque langage.
(Louis-Pierre Gras, Dictionnaire du patois forézien, 1683)
5. (Péjoratif) Langue régionale. Note : La notion péjorative de ce sens dépend des milieux et des régions (voir patois sur Wikipédia ).
6. Le terme de patois est utilisé pour désigner les langues minoritaires en Belgique, en France, en Italie et en Suisse, dans certains contextes et parfois avec une connotation dépréciative. Le mot est rarement utilisé au Canada. Le terme est également utilisé en Jamaïque et le Costa Rica de se référer à la langue anglaise des Caraïbes,.
7. Le terme de patois est utilisé en Belgique, France, Italie et Suisse pour désigner indifféremment toute langue minoritaire ou dialecte local, dans certains contextes et parfois avec une connotation dépréciative. Le mot est rarement utilisé au Canada. Le terme est également utilisé en Jamaïque et au Costa Rica où il s'applique à la langue anglaise des Caraïbes,.
8. (Parfois considéré de manière péjorative) Variété linguistique spécifique à une zone géographique restreinte, ne disposant pas du statut de langue officielle.
Au lieu de votre joli patois dont on comprend toujours quelque chose, c'est une langue que le diable a inventée que l'on parle là-bas et qui n'a pas moins de quatre dialectes très différents.
9. (Péjoratif) Langage ou style d'expression propre à un groupe restreint, caractérisé souvent par son hermétisme ou sa rusticité.
Honteux d'avoir été bête, il voulut être roué ; il lui parla quelque temps encore en patois séminariste de blessures à fermer ou à cautériser par l'ouverture de nouvelles plaies saignant largement et sans douleur.
10. Relatif à un dialecte ou une variété linguistique propre à une région spécifique.
On publie aujourd'hui les chansons patoises de Bretagne ou d'Aquitaine, mais aucun chant des vieilles provinces où s'est toujours parlée la vraie langue française ne nous sera conservé.